Vendredi 17 février 2012
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11:35
Peut être que les anciens, le jour de Vénus, comme aujourd’hui, pensaient trouver, face à son éclat, une vérité
quelconque. Tant mieux pour eux. Moi, perso, je cherche la différence avec hier. Hum, aujourd’hui, je reprends ce blog, hier, j’étais mou comme une chique. Mais hier comme aujourd’hui, je reste
dubitatif. Ce matin, éveillé mais pas encore réveillé, je laissais les pensées vagabonder. Spectateur de ce long train de mots suivant un rail aléatoire, allant de gare en gare, embarquant de
nouvelles idées, en déposant d’autres. Sur ces wagons de phrases, en filigrane se dessinait une idée directrice, fondamentale : « il me manque quelque chose en ce monde ».
Mais quoi ? J’ai recherché, je crois, à travers toutes les possibilités qu’offre ce monde, et il y en a. Religions
diverses, croyances ésotériques, rationalisme, matérialisme le plus aboutit, patriotisme, jusqu’auboutisme… Tout cela, aussi bien à travers les livres, les idées véhiculées par des hommes
qui ont marqué l’Histoire que mes simples contemporains. Gens sans renommée, menant leur vie propre, mais portant toujours avec eux une philosophie de vie à laquelle ils croient, un
chemin sur lequel ils avancent. Aimant, trompant, construisant, détruisant, peuplant, rasant…
Je crois que devant tant de visions différentes, et pensant qu’une vérité vraie devait exister quelque part, j’ai
quitté les chemins proposés en quête d’une étincelle, d’une indication dans cette jungle d’idées. Mais voilà, je suis, et depuis très longtemps, dans un no man’s land. Un lieu, certes, bien
personnel, mais désert. J’y vois clairement naître des pulsions, des envies, des émotions comme autant de chimères me soufflant à l’oreille « suis moi ». Parfois, pour me soulager de ce
vide, je les suis, l’espace d’un instant, puis, leur essence épuisée, elles disparaissent, et me voila à nouveau dans cet espace immense et vide, sachant que ce petit détour n’était
qu’oubli.
Mais bon, rien à voir avec le désespoir. Juste un questionnement. Je suis celui qui observe son nombril et n’y voit qu’un
nombril… Je sais aussi que parfois le ciel s’emplit d’aurores sublimes, que ce sol quasi stérile se recouvre des plus belles fleurs du monde, et qu’il m’arrive, du bout des doigts, de
toucher l’éternité.
Je croyais juste, qu’après avoir Vu, il n’était pas possible d’oublier…
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