Présentation


Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 23:15

Une petite histoire qui me remet les idées à l'endroit...

Un jour, un vieux professeur de l'Ecole nationale d'administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur La planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour passer sa matière.

Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit :

- Nous allons réaliser une expérience.

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Maison d'un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :

- Est-ce que ce pot est plein ?
Tous répondirent : Oui.

Il attendit quelques secondes et ajouta : Vraiment ?
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux. jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :

- Est-ce que ce pot est plein ? Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.

L'un d'eux répondit : Probablement pas !

- Bien ! répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda : Est-ce que ce pot est plein ?

Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent : Non !

Bien ! répondit le vieux prof. Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire.

- Non répondit le vieux prof. Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante :

si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite. Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : Quels sont les gros cailloux dans votre vie ?

Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Relaxer ? Prendre le temps ... ? Ou ... toute autre chose ?

Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir ... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.

Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question :
Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?

Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie)
D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

Bonne méditation !

Covey, Stephen R., Merrill, A. Roger et Merrill, Rebecca R. Priorité aux priorités. Paris, Éditions générales F1RST, 1995, p. 112-113.


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Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 22:01

Tiré d'un article de Jean-Pierre Petit

1° mai 2011, 4 heures du matin.

Je consulte ma messagerie. " Que pensez-vous de l'énergie libre ? De la fusion froide ? Des machines à rendement surnuméraire ? " Je suis agacé par ces enfantillages d'internautes désoeuvrés, de bricoleurs d'avenirs incertains. Les solutions sont ailleurs, dans l'urgence, et quand j'en aurai fini avec cette tentative désespérée d'alerter les gens, je passerai à la seconde phase de mon plan, avec l'aide de mon équipe de ... retraités.

Il est tout simple. Les solutions existent. Elles nous crèvent les yeux. Seulement, elles passent pas un fantastique retour en arrière, au plan des techno-sciences et des investissement énormes, équivalant aux dépenses mises en oeuvre dans une guerre. Une guerre contre la connerie, la cupidité, l'incompétence. Il ne s'agit pas de "faire des économies", ou " de ne faire que des économies", de "vivre plus près de la nature", en mangeant les légumes de son jardin (encore faudrait-il en avoir un) et en roulant à bicyclette. Il faut changer totalement de système socio-économique, sortir de la logique du profit.

J'ai entendu le discours pitoyable de François Hollande, un autre pantin de la politique, qui ne vaut pas mieux que son ex bonne femme. Cela fait suite aux déclarations d'un Strauss-Kahn, directeur du Fond Monétaire International, "de gauche", mais richissime, qui félicitait il y a peu de temps Ben Ali pour la rigueur de sa gestion...

Le libéralisme consiste à dire :

- Si les entreprises privées sont florissantes, alors ça ne peut que profiter aux populations. Laissons ces entreprises privées agir à leur guise et nous irons vers un mieux-être global. Certes, ces entreprises privées suivent une logique du profit. Mais cela doit être ainsi car c'est cela qui assure leur dynamisme. Les chefs d'entreprises ne sont efficaces que quand ils peuvent s'enrichir. Sinon ils deviennent des bureaucrates. Sans cette logique, les pays sombrent dans une bureaucratie inefficace. Cette foire d'empoigne, de conquête des marchés, avec sa "flexibilité", est un phénomène vivifiant. Là se trouve l'avenir.

Les Chinois ont fini par adopter cette politique, après un demi siècle de maoïsme et des "bonds en avant" qui se sont soldés par des famines. Rappelez-vous cette connerie des "métallurgies villageoises". Deng Tsiao Ping est l'auteur de sa célèbre phrase "peu importe de quelle couleur est le chat qui attrape la souris, pourvu qu'il l'attrape". On retrouve la phrase, d'Adolphe Thiers, je crois, au XIX° siècle : "enrichissez-vous !".

Alors, dans une logique d'accession à des moyens de production d'énergie, puissants, rapides et efficaces, les Chinois projettent de mettre en chantier des dizaines de réacteurs nucléaires. Je connais la Chine, non pas pour l'avoir arpentée, mais parce que ma femme est Chinoise. Hier, elle me disait :

- Les Chinois sont incapables de développer une industrie nucléaire sans risque. Parce que, dans ce pays, la corruption, le système du bakchich est partout, à tous les niveaux. Cela fait partie intégrante de notre essor économique et de notre culture. On vient de le voir avec la construction des TGV où cette corruption atteignait même le sommet de la pyramide, puisqu'il a été prouvé que le ministre des transport était dans le coup. Quand je retournerai en Chine, j'éviterai de prendre un TGV, parce que j'aurai la trouille.

Rappelez-vous le film "le syndrome chinois". un film du réalisateur James Bridge, de 1979, avec Jack Lemon et Jane Fonda. Ces images de la bande annonce ,vous rappellerons quelque chose. Fukushima, c'est ça, annoncé 32 ans à l'avance.

 

Le danger est si grand, s'agissant du nucléaire, que pour chaque élément métallique de la Centrale, on procède à un radiographie des tubes, des poutres, pour déceler le moindre défaut de fonderie. En comparant les radiographies de dizaines de tubes couplés aux pompes, Godel découvre que le fournisseur n'a, pour réaliser de substantielles économies, fait qu'une seule radiographie, dupliquée pour l'ensemble du lot. Ci-dessus, le dialogue entre l'ingénieur et l'industriel :

- Jack, on a toujours fait comme ça, et ça a toujours tenu. Vous n'allez pas foutre la merde, hein!?

Je peux vous dire une chose, et ma femme est cent pour cent d'accord : dans les centrales chinoises, ça se passera comme ça. Sur les trente qu'il est prévu de construire il y aura toujours une où un con truquera les contrôles de sécurité pour se mettre l'argent dans la poche. De même que, quand il y a un séisme, des écoles s'écroulent sur des gosses, parce qu'un promoteur les a construite avec des matériaux au rabais.

Les Chinois développent les techniques de l'agro-alimentaire ? Périodiquement des scandales éclatent, parce que dans le lait des nourrissons un fabricant avait remplacé tel composant par je ne sais quoi, du plâtre...

Dans les mines de charbon, les exploitants privés font travailler leurs mineurs dans des conditions d'insécurité défiant l'imagination, pour ... produire et s'enrichir. "Globalement, la santé du pays s'améliore. Les gens vivent mieux". Ce sont ces nouveaux milliardaires qui, au salon annuel de l'automobile de Pékin, achètent cash les voitures les plus luxueuses. De temps en temps, quand un accident se produit, certains préfèrent faire sauter les galeries pour enfermer les mineurs, afin de ne pas avoir à payer la prime, en cas d'accident.

Enrichissez-vous....

Quelques gosses qui meurent écrasés, ou empoisonnés, ça se gère. Que des mineurs meurent asphyxiés, ça s'oublie, ça s'ignore si c'est bien fait. Au mieux, quelques têtes tombent ... jusqu'à la prochaine fois. Un "détail", dirait Le Pen, dans un pays qui a plus d'un milliard d'habitants. Statistiquement, on pourrait dire que c'est normal. Comme il est statistiquement normal, dans n'importe quel pays, que des malades mentaux commettent des viols, des meurtres en série, x fois par an, et qu'on puisse avec cela alimenter les rubriques des faits divers dans nos "médias".

Mais pour le nucléaire, mes amis, ça sera une autre paire de manches. Il ne suffira plus de pleurer devant des caméras de télévision, comme le Pdg de TEPCO, puis de présenter ses excuses, avec un courbette à 90°, à la japonaise, suivie d'une démission. Que se passera-t-il quand une centrale nucléaire "à la chinoise", c'est à dire automatiquement la plus grande du monde, partira en live, comme cela aurait pu être le cas en France au Blayais, en Gironde, au moment de la tempête de 1999, si l'ouragan avait sévi pendant les grandes marées, quand l'eau était plus haute, et que les quatre pompes de secours auraient pu s'arrêter, noyées.

Un dirigeant chinois pourrait rétorquer :

- Oui, mais comment faire ? Nous avons un besoin vital d'électricité, pour nous développer, sortir notre peuple d'un sous-développement misérable ?

Ma réponse serait :

- Vous avez d'immenses déserts, dans le nord. Installez-y des centrales solaires thermiques, inspirées de la réalisation espagnole Andasol (qui est parfaitement opérationnelle, avec son système d'accumulation de chaleur dans des sels fondus). Ce ne sont pas des centaines d'hectares que vous devriez alors équiper, mais des dizaines ou centaines de milliers, "à la chinoise". Développez une énergie éolienne intelligente, avec des systèmes qui ont des durées de vie largement supérieures à 20 ans. C'est faisable. Votre désert de Gobi est une manne au point de vue des vents, vous le savez. Explorez vos ressources en géothermie. Vous savez qu'on peut transmettre de courant électrique sur des milliers de kilomètres, en courant continu, avec une perte de 3% par mille kilomètres. Vous le savez mieux que personne, puisque c'est comme ça que vous transmettrez le courant du barrage des Trois Gorges à vos villes côtières. C'est la société Siemens qui achève de réaliser cela pour vous, avec des puissances transmises de 5400 megawatts, "pour commencer".

- Mais ... cela coûtera une fortune !

Il y a quelques années j'avais été invité à Dubaï, à cause de compétences que je possédais en matière de ... sous-marins. Ces gens nagent dans l'argent, tout le monde le sait. J'y suis allé, non pour contribuer à la conception de sous-marins privés, pour émirs, ce dont je me fous éperdument, mais pour essayer de dire à ces descendants de gardiens de chèvres :

- Voulez-vous entrer dans l'histoire, devenir, grâce à votre argent, le premier pays au monde qui peut se passer du pétrole ? Vous vivez adossés à un désert immense, qui est une mine d'énergie solaire. Vous pourriez dessaler de l'eau de mer, cultiver des tomates en plein désert.

Ils ont ouvert des yeux ronds et ont poursuivi, en faisant construire cela par leurs esclaves, Pakistanais ou Chinois, leur tour absurde de 880 mètres, le plus grand zizi du monde.

Hic jacet lepus : " C'est là que gît le lièvre ". Oui, il faut dépenser, un max, par dizaines de milliards de dollars, d'euros, de roubles, de Yens, de Huan, etc, partout. Lancer à l'échelle mondiale des travaux immenses, à basse technicité, dont tous les pays, dont pourraient profiter même ceux qui restent technologiquement sous-développés. Une politique qui effacerait les problèmes d'emplois, gommerait les dépendance vis à vis de savoir-faire scientifiques et techniques. Mais une politique qui rendrait les profits à court terme problématiques et qui ne pourrait donc être impulsées que par des pouvoirs étatiques, à travers une constellations d'entreprises nationalisées.

Le coût ? L'équivalent, à l'échelle planétaire, d'une III° guerre mondiale.

Mais il faut choisir. En ce moment, les hommes jouent leur avenir, et celui de leurs enfants.

L'avertissement de Tchernobyl n'a pas suffi. Voici celui de Fukushima. Cela suffira-t-il ? Ca n'est pas impossible. Les Américains ont poursuivi leurs essais nucléaires atmosphériques jusqu'à ce qu'ils retrouvent du césium 137 dans leurs salades. Alors ils sont passés aux essais souterrains. Là, ils commencent à en trouver en Californie, "made in Japon". Et vue l'incompétence de TEPCO et sa radinerie, il y a peu de chance que ça s'arrête.

 

 


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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 16:07

Ho, la belle brochette de crétins! Et la relève est là...

cretins.JPG


J'suis contente, j'ai pas d'cerveau mais j'suis contente...

cretins1


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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 00:52

illusion.jpg Je viens de lire un post intitulé « Obama et le monde du faux » ici, au sujet de son vrai-faux certificat de naissance.

Loin de moi l’idée de défendre ce personnage, très représentatif des espoirs vains sans cesse renouvelés des peuples du monde et du biais malsain de nos sociétés.


Le simple fait de penser qu'un certificat de naissance représente une réalité quelconque est un mensonge. C'est une élaboration du mental de personnes qui ont tracé des frontières. Alors bien sûr, par rapport à cette "vérité" établie, un certificat peut être vrai ou faux. Pour moi il n'a pas plus de valeur intrinsèque qu'un billet de banque. Les sociétés sont bâties sur des illusions. Même notre perception du monde est une élaboration de nos sens imparfaits. Nous le savons, pourtant, pour ne pas se perdre, notre pensée recherche en permanence des repères, des valeurs sur lesquelles elle essaie de bâtir une réalité qui n'est rien d'autre qu'un système de croyances. Ce pourquoi il en existe tant. Il en existe surement (peut être) qui se rapproche plus que d'autre d'une réalité supposée. Elles n'en restent pas moins fausses. Un rêve. Une illusion, douloureuse ou pas. Ce qui ne veut pas obligatoirement dire laisser faire. On peut vouloir un monde différent, plus "humain", plus éthique, plus juste. Mais défendre une vérité quelconque, c'est s'enfoncer dans le mensonge. La seule chose dont on peut être certain : nous sommes vivants. Bien qu'on puisse douter de ce que cela signifie.

Attention, ceci est aussi une vraie-fausse vérité, ne vous laissez pas abuser...


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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 23:05

Vidéo des "troubles" en Irlande durant les années 70


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