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Mercredi 1 mars 2006
La majeure partie du rêve m'échappe. Finalement je me retrouve en voiture sur une route de montagne. A gauche la falaise, à droite le parapet et le ravin. Je perds le contrôle et bang à droite, et bing à gauche pour finir par être éjecté du véhicule dans le précipice. Même pas peur, je sais que je ne risque rien. Alors je crie pour la forme, juste pour m'entendre dans ma chute, comme dans les bandes dessinées. J'essaie alors de voler et je réalise que c'est un rêve, mais je me réveille et me retrouve sur mon lit. Et là, je me dit que c'est dommage mais que peut être je ne suis pas totalement réveillé. Alors je lève un bras et vois bien que ce bras n'a rien de tangible. J'en profite pour quitter mon corps. Je flotte alors doucement dans ma chambre, et ne trouve pas mieux comme idée que d'essayer de traverser le plafond. Sensation désagréable et réveil immédiat.
Par roujsend - Publié dans : Rêves lucides
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Lundi 27 février 2006
Après avoir raté le périph et m'être vaguement perdu dans malakoff, je me suis phosphénisé un max pendant 4h00 avec les phares des voitures. J'ai les yeux couleur albinos. Je vais faire, je le sens, des rêves d'une clarté bitumienne...
Par roujsend - Publié dans : Rêves lucides
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Jeudi 23 février 2006

Et le plus beau des anges fût chassé du paradis. On dit, qu'au plus sombre des nuits silencieuses, quand la lucidité illumine la conscience, on peut encore entendre sa chute.

Par roujsend - Publié dans : Pensées de surface
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Jeudi 23 février 2006
Ce qui nous diffère de l'animal, ce n'est pas tant "l'intelligence" dont les définitions sont nombreuses, non, ce qui nous diffère c'est une malléabilité extrême. Cette malléabilité dont profitent les prédicateurs, les politiciens, les publicistes, bref, les gus de toutes sortes, gentils, méchants, profiteurs ou non. harg! être à la merci d'autres personnes! de mots ou d' images, du matraquage, horreur! malheur! et alors, n'y a t il rien à faire? et d'abord c'est quoi cette malléabilité?
Il y a un cerveau, le tien, le mien. une petite merveille de l'évolution, mais surtout il y a un programme, un programme génétique (c’est un mot à la mode, je veux dire une forme d'organisation) qui nous dit, dès la naissance (et avant aussi mais d’une façon qui m’échappe) le monde semble être ainsi. Le sang est rouge, Roujsend, le ciel est bleu. Une programmation secondaire qui nous dit que celui ci a des idées que l'on qualifie de gentilles, celui là non, etc. Et les neurones alors, souples, se connectent de telle ou telle façon, formant une trame, une programmation. Et nous voyons le monde à travers cette programmation. Tous les sentiments y passent, le résultat de nos perceptions aussi.

Mais la malléabilité est toujours là et il suffit d'un certain temps pour que des connexions légères se défassent et nous fassent voir le monde sous un jour différent. C'est l'histoire du temps qui efface les peines. Parfois c'est un mot, une phrase, une odeur ou encore un trip quelconque, et boum, la vision se modifie.
C'est cette malléabilité qui crée nos mondes de perception!  l'essence même de ce qui peut nous rendre abruti, et quoi qu'on fasse nous rend toujours au moins un peu abruti!

En acceptant cette malléabilité ou du moins l'idée qu'elle existe et qu'elle a une influence puissante sur l'existence, je me retrouve gagnant. je réalise que le monde devient lui même malléable, et la petite étoile qui brille tout au fond de mon cosmos, m'illumine et illumine les miens parfois. et c'est bon....
Par roujsend - Publié dans : Pensées de surface
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Jeudi 23 février 2006
Et s'il n'y avait que les faits, si les raisons des faits étaient inaccessibles, comme une espèce de nombre irrationnel dont on approche la valeur sans jamais l'atteindre. Et plus ces raisons sont nombreuses et se multiplient, et plus leur réalité nous échappent... vivre le comment et après, si l'on veut, s'amuser avec le pourquoi. car le pourquoi est un jeu. un jeu fabuleux qui nous fait humain. mais c'est le comment qui nous fait vivant.
Par roujsend - Publié dans : Pensées de surface
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