Présentation


Samedi 18 février 2006 6 18 /02 /Fév /2006 10:33
Cela se passe il y a quelques années, en 1989 je crois, je reviens de Besançon et me dirige sur Paris par le train, j’entre dans le wagon et comme n’importe quel crétin moyen, je choisi une place dont le fauteuil voisin est libre, détestant me coltiner dès mon entrée dans le train à côté d’un nigaud inconnu. (les places voisines de jolies filles sont toujours très prisées, et puis j’aime avoir de l’espace). Seulement, voilà, premier arrêt, une foule de voyageurs, dont j’allais être le pigeon se précipite dans la voiture ! Crispation générale du compartiment où tout les pékins dans ma situation sentent que leur bienheureuse surface vitale va s’amenuiser ! Dans la plupart des cas, un gros fumeur rougeaud sentant la transpiration vient se coller à mon siège pour un combat sans trêve dans le but de s’accaparer l’accoudoir central. Je me concentre alors. Puisant au plus profond de ma volonté pour que le siège voisin du mien devienne celui, sinon d’un être charmant, au moins celui d’un personnage sans odeur, ni saveur, ni volume inconsidéré ! Et là, et bien, je n’en crois pas ma raison, une charmante jeune fille me demande si la place tant convoitée est libre... je m’empresse alors de bafouiller une réponse affirmative, et dans une bouffée d’émotion intense, je l’aide même à poser son sac de voyage sur le strapontin...

Etait-ce un signe ? un hasard  si ça existe? j’optais pour le hasard, et pourtant....

Oui, pourtant assez rapidement, je réalise que ce hasard au sujet duquel je me questionne jusqu'à son existence tangible, est dans ce cas plutôt un concours de circonstances propabilitaires, que certains aiment à nommer « signe du destin ». Je pense alors en moi-même à un vers d’une chanson du regretté Bob : « La vie est un chemin plein de signes »... Oui, car cette charmante créature du sexe opposé au mien tient entre ses mains un livre dont la couverture laisse apparaître en GROSSES lettres le mot Bouddhisme.

Sans tarder, je la questionne sur ces croyances qui furent la graine élémentaire qui fit germer autrefois en mon esprit une fleur qui s’épanouit chaque jour un peu plus, et qui de son parfum me fait voguer bien au-delà des rêves occidentalo-chrétiens les plus paradisiaques. C’est alors que j’apprends que le livre sacré qui nourrit sa perception, est le fruit d’une croyance japonaise et que le bouddhisme là est bien un « bouddhisme japonais ». Du moins, c’est en ces termes vifs et succincts qu’elle éclaire mon appétit de sagesse ferroviaire... Hélas, me précise-t-elle, lorsque, insistant, je lui demande de partager plus profondément sa subsistance spirituelle, elle n’est elle-même qu’une apprentie sur le long sentier abrupte de l’illumination ! Je soupire alors de dépit, sentant que le moment tant attendu de la rencontre avec un maître ou au moins un initié est une fois de plus reporté. Voyant ma déception et me prenant en compassion, elle me révéle soudain la phrase clé, le mantra Suprême : « nam myoho rengué kyo » à prononcer plusieurs fois lorsque l’on sent le poids de l’existence nous faire plier l’échine (Je dois avouer qu’il flotta dans ma tête pendant bien deux jours, un peu comme ces chansons stupides crachées sur toutes les ondes dont une partie du mental ne peut se débarrasser) et elle ajoute que chaque semaine, des amis se rassemblent pour justement prier en commun et s’élever ensemble vers des sphères inconnues du profane. « Nous nous réunissons tous les mardis » dit-elle. Et sur ces mots elle me donne son numéro de téléphone et en échange je lui donne le mien...

La suite du voyage fut un échange de phrases dont ma mémoire sélective n’a pas retenu la banalité. Le train arrive en gare et nous nous séparons, nous promettant de nous appeler avant le mardi suivant. Je prends alors le métro et me trouve un voisin comme je les aime, gros, rouge et sentant le vin....

Ma façon bien particulière de vivre au présent et de ne me préoccuper que de ce qui se présente à mon esprit (mais peut-être est-ce une tare) me fait oublier cette rencontre pour ne penser qu’à toutes ces choses qui font le quotidien d’un apatride vivant à Paris. Donc, décidant de ne pas téléphoner à cette personne qui finalement, avec le recul, n’était pas si charmante, et soupçonnant par un réflexe conditionné mental et stupide que toute cette histoire sentait la secte, et que si la secte pouvait venir à moi, je n’irais pas à la secte, j’oubliai cette rencontre, sœur d’autres rencontres qui sont le piment d’instants précieux, lorsque la mémoire dans un caprice les fait émerger à la conscience. Deux semaines passèrent avant que l’objet noir et de forme presque lunaire que j’utilisais alors pour communiquer, se mit à vibrer en produisant le son typique d’une électronique simple et bon marché. Nous étions lundi soir... Vous l’avez deviné, c’était elle ! Oui, celle dont j’ai même oublié le prénom qui me disait à sa manière rapide et sans équivoque que si je le voulais, je pouvais venir dès le lendemain vers 19h00 à une adresse que je tairais ici. Je lui dis alors que je notais et elle raccrocha sans oublier de me remercier et de m’expliquer que je n’avais rien à craindre, que d’autres « nouveaux » (ce sont ses termes) seraient là.

Bon, comme vous avez pu le deviner encore (est-ce de la prescience ?) j’y suis allé, je vous épargnerai donc mes tergiversations et avec elles les raisons, valables ou non, qui auraient pu occuper ce mardi qui restera somme toute un mardi original. A l’heure dite, j’arrive au sommet d’un immeuble de 13 étages. Au fond d’un couloir éclairé d’une lumière jaune, je repére la porte, et suivant les instructions, je sonne, imaginant l’autre côté (de la porte s’entend) comme une petite chambre emplit de bouddhistes priant et psalmodiant des mantras, et je suis alors prêt à fuir, prétextant une diarrhée soudaine ou un rendez-vous oublié...

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque la porte s’ouvrit sur une vaste pièce, elle même partie d’un immense appartement accolé à la terrasse de l’immeuble.

Je bafouille quelques mots incohérents à la personne qui m’ouvre, qui, après m’avoir salué, m’explique que lui aussi est nouveau et que ceux qui nous ont invité prient dans « la chambre », puis il part sur la terrasse et m’abandonne, moi et mes questions, me laissant le soin d’y trouver des réponses improbables et sans fondements.

Comment vous expliquer la suite, sinon que lorsque qu’  « ils » eurent fini leur rite et que cette vaste pièce fut remplie de personnes de tous les types, noirs, blancs, jaunes, jeunes, moins jeunes, vieux, hommes, femmes, la fête commença. Je dis la fête car c’en fut une ! Champagne, kir, guitare, joints, rires, discussions de tout ordre, un prêtre aussi était là ! Tous étaient joyeux et si la conversation vint sur le bouddhisme (japonais), il me semble que c’est moi qui l’amena.

Une fille ravissante, architecte de métier, m’explique alors que je pourrai venir mardi prochain, mais plus tôt, vers 17H, heure à laquelle je pourrai participer à une première initiation, à une première prière. Gêné, je lui explique qu’il m’est très difficile de participer à ce genre de réunion car j’ai un mal fou à parler (encore plus à prier) devant plusieurs personnes. Sans hésiter, elle m’invite chez elle dès le jeudi suivant, pour me présenter sa religion et sa méditation qu’elle fait en commun avec cette fameuse amie que j’avais oublié et qui était la cause heureuse de ma venue parmi eux. Puis, rendez vous prit, nous parlâmes d’autres choses, de tout, de rien, de banalités sympathiques quand elles sont portées par une vibration qui semble commune...

Enfin, cette soirée se termine et étant un des seuls à posséder une voiture, je propose de raccompagner ceux qui le veulent bien. Nous partons alors à six, heureux, le cœur léger d’une soirée parfaite et vivifiante.

Il se passa alors quelque chose d’inattendu mais qui pouvait être seulement particulier à la personne à qui cela arriva. Alors que nous nous dirigeons nonchalamment vers mon auto, une des filles (elles étaient trois, les deux dont j’ai déjà parlé, plus celle-ci), commençe à me faire accélérer le pas, elle sentait une angoisse monter en elle. Il fallait qu’elle prie. Comme je lui explique qu’elle venait de le faire quelques heures auparavant, sans m’écouter, elle m’invite à laisser les autres rentrer à pieds et à la raccompagner au plus vite. Je l’observe alors et vois sans l’ombre d’un doute qu’elle est en proie à une panique grandissante, sa voix tremble, ainsi que sa lèvre inférieure, les mots sortent de sa bouche de plus en plus vite, de plus en plus sifflants. La rassurant, utilisant ma voix la plus grave et détachant bien les mots, entre l’ordre et le conseil, je peux la calmer le temps que les autres futurs passagers de mon véhicule nous rejoignent. La soirée se termine donc ainsi. Je suis heureux d’avoir fait ces rencontres, et trouve juste un peu bizarre, voire enfantin, qu’une bouddhiste  affirmée puisse laisser tomber ses frères et soeurs de culte pour une prière salvatrice...

Le Jeudi, j’y arrive, car c’est là le but de l’histoire. J’espère que tout ce délire ne vous a pas prit la tête, mais je crois qu’il est important, surtout lorsque les mots sont seuls à expliquer quelque chose d’aussi important qu’un choix spirituel, oui, il est important d’être précis, subjectif jusqu’au bout (que pourrais je expliquer d’autre que mon vécu ?), et de ne laisser que peu de détails, sinon aucun, transformer l’expérience et par là même la déformer !

Le jeudi, je me présente donc chez C. Sa copine est là, et là délire !  Oui, car le bouddhisme japonais est une nourriture pour esprits névrosés ! ! !

Dans sa chambre, elle ouve une petite armoire d’une 50aine de cm de côté qu’elle a acheté au temple, car il y a un temple aux alentours de Paris. A l’intérieur de cette armoire, il y a des bâtonnets d’encens qu’elle allume, un parchemin sur lequel est écrit des phrases en japonais dont elles me donnent une signification très approximative qui échappe à mon souvenir et m’expliquent que leur sens n’a que peu d’importance (elles ne le connaissent pas vraiment d’ailleurs). Puis en un instant solennel, elle me remet un petit livret de 40 pages, tout en japonais phonétique mais dont chaque syllabe est séparée par un tiret. Et je peux lire à chaque fin de page « nam myoho rengue kyo ». Elle m’explique donc qu’il faut lire avec une voix chantante chaque page et répéter la dernière phrase 3 fois puis recommencer ce petit livre 3 fois. La dernière page étant la plus importante car elle contient l’essence des mantras : l’inévitable « nam myoho rengue kyo »... La prière commençe. Je ne peux, à ma grande stupéfaction, prier, mais je les observe et lis en moi-même ce livre. Là, mon esprit paranoïaque y voit des onomatopées qui ne sont pas toutes innocentes. NO-MA, NO-PA et bien d’autres tout aussi insidieuses, mais là j’entre dans le domaine de mon interprétation… Enfin cette litanie dure un peu plus d’une heure et demi et il est vrai qu’elle amène une espèce de calme intérieur qui n’est pas sans me rappeler les effets myorelaxant de certaines substances chimiques vendues en pharmacie.... 90 mn ! oui 90 mn chaque soir, plus 90 mn chaque matin, plus autant chaque fois que l’on en sent le besoin, plus les réunion le mardi, plus le samedi et le dimanche au temple dont je parle plus haut ! je suis stupéfait ! oh C., ho la ! alors quoi ?

Nous nous revîmes plusieurs fois, nous parlâmes beaucoup, elle quitta cette secte, cette religion, ce groupe, ce… je ne sais quoi, libre. Dans le samsara me dira-t-on, la liberté n’existe pas. Disons qu ‘elle était moins prisonnière alors. Son regard portait ailleurs.

Voilà l’histoire, sachez aussi qu’un financier japonais se tient au sommet et vient parfois en France où il est reçu par les plus hauts dignitaires du temple. Son nom m’échappe mais je l’ai su (et vu en photo). Sachez aussi que vous cotisez pour le bouddhisme là, et que dans ce temple vous pouvez vous élever en y travaillant bénévolement bien sûr, et en priant. Vous pouvez aussi vous y marier... avec des frères pour les soeurs et des soeurs pour les frères, enfin, etc, etc.....

Voilà ce que je sais du « nam myoho rengue kyo », phrase clé de ce « bouddhisme japonais ». Ce n’est pas grand chose mais déjà beaucoup ! Le monde nous apparaît comme une illusion, mais pourquoi ajouter une illusion à l’illusion ? Pourquoi chercher ailleurs qu’en soi le remède à notre malaise ?

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Mercredi 15 février 2006 3 15 /02 /Fév /2006 00:22
Plus de on! plus de nous non plus! Car le nous est encore plus subtil voyez vous. Car parfois il remplace le soi. Seul le "je" est valable. pourtant mon "il" est sujet dans la phrase précédente et remplace le "nous" tandis que mon "je" est à la troisième personne du singulier. Alors que le "nous" me rassure puisqu'il veut dire que je fais partie d'un ensemble qui me ressemble, le "on", lui, indéfini, comme il se définit d'ailleurs, est plutôt pour les autres, et s'il se finit toujours par un "n", commence volontiers par un "c", et donne un sens infiniment moins insensé à ce que certains pensent de ceux dont la pensée diffèrent. Donc "nous" est différent de "on" mais n'a pas plus de sens et n'en n'est pas moins c"on". Plus haut, je mets "on" au pluriel, en disant "certains", vous remarquerez alors que après le "n" (de "on" au singulier) certains prend un s mais garde son "c".  Bon voilà, j’espère que vous m’avez suivi , ce n'est pas si dur que ça (sur lequel il y a aussi des choses à dire)! et tant pis pour le repos anticipé de mes connections synaptiques de fin de soirée...

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Lundi 13 février 2006 1 13 /02 /Fév /2006 22:54
Carnac, un des hauts lieux de l’ésotérisme est mort. Ils l’ont grillagé, oui entouré de grillage le champs de menhirs, avec entrée payante et collier avec menhir en plastique comme souvenir (pourquoi pas Obelix aussi ?). Mais ils ne se sont pas arrêtés là. Il y avait une espèce de grand champs en friche à Carnac, un no man’s land où se réunissaient régulièrement les indiens d’Europe. Et bien, vous n’allez pas me croire, il y a des menhirs là aussi maintenant. D’où sortent ils ? Mystère... Des menhirs, des tables en bois, des bancs pour les tables, des poubelles et des papiers gras. Il y a aussi un musée qui surplombe l’ancien site. De là, on peut voir un chemin qui sinue entre les pierres, mais pas entre toutes les pierres. Certaines en fait, ne sont jamais visitées. On ne vient là que pour dire qu’on est venu là. Et puis quelle magie dans ces cailloux ? La magie était dans l’ombre des pierres, la nuit. Dans l’air, dans ces bois maintenant aménagés. Dans la solitude. Dans ces rencontres où des inconnus se réunissaient pour fêter leurs croyances et leurs espoirs.
Que dire d’autre sinon que j’ai rencontré un jeune couple qui se demandait pourquoi, oui pourquoi nos ancêtres préhistoriques avaient dressé ces pierres. Je m’approchai d’eux et leur expliquai que le site à l’époque était recouvert d’eau par les marées et que les hommes avaient mis ces pierres là pour que moules et coquillages viennent s’y coller. La fille ouvrit des yeux étonnés tandis que l’homme me dit dans un sourire que c’était une bonne façon de pêcher sans se fatiguer. Avec le plus grand sérieux, je lui répondis que ces pierres devaient être sans doutes lourdes à porter, mais que cela se pratiquait encore de nos jours, notamment à la pointe de Kerdeniel, au sud de Brest. Ils me regardèrent avec étonnement, me demandant et notant le chemin à suivre. Je leur expliquai et partis.
Qu’ils y aillent à Kerdeniel, là bas, il n’y a rien. Qu’ils y aillent tous. A plougastel aussi. Et puis, qu’ils aillent dans les fêtes foraines, dans les discothèques et dans les bars. Qu’ils aillent au diable. Je m’en vais, un homme prend en photo sa femme devant un menhir, souvenir de Carnac. Dans une poussette un enfant pleure. Un autre plus grand, se fait enguirlander par son père car il ne suit pas le chemin guidé, mais s’amuse entre les menhirs... J’ai laissé ma voiture près de la plage pour ne pas déranger le site, j’ai eu tort, il y a plein de parkings maintenant. Un peu de magie et de rêve s’en est allé. Mais je reste positif, je me dis que c’est à ce moment, lorsque la magie est chassée du monde et qu’elle se réfugie dans les têtes qu’elle devient plus forte et transforme l’homme. Le temps et la vie auront raison de l’homo sapiens sapu.

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Dimanche 12 février 2006 7 12 /02 /Fév /2006 23:04
Alors, enfant que j’étais, je partais à sa découverte. Mais comment, face à ce monstre aux dimensions titanesques, pouvais je expérimenter ce pouvoir nouveau qui semblait indispensable à la survie en ce monde ?
Avec lâcheté, bien sûr, utilisant le peu de pouvoir que j’avais sur les plus faibles. Mais ne vous méprenez pas. Il en est toujours ainsi, la puissance, quand elle est utilisée pour dominer l’autre, se fait toujours aux dépends des plus faibles. C’est une pieuvre aux mil pattes où chacune d’elle est un moyen d’action, de pouvoir sur l’autre. Et derrière elle, une myriade d’émotions, de sentiments la suivent.
Vous connaissez la tentacule de la force brutale, évidente, grossière, celle qui ne laisse que le choix de s’abaisser. Et celle du mensonge, bien plus tenace et qui vous tient encore lorsque le monstre est partit, laissant les doutes s’insinuer au plus profond de votre esprit. Mensonge pour tromper, pour trahir, pour emmener l’autre à agir ou penser comme on le désire, pour charmer aussi, utilisant sans vergogne le sentiment qu'on pense le plus subtil et le plus doux. Et le long tentacule fin et coupant de la culpabilité, se servant des larmes et des sanglots pour mener l’autre à ses fins ? Celui de la raison et des mots, dominant le mental, preuve logique à l’appui…
Pendant des années, de la plus petite fourmi à l’être humain, j’exerçais mes talents, et plus je connaissais les autres, plus mon pouvoir grandissait. Mais ce dont je n’avais pas eu conscience était cette multitude de sentiments que traînait la pieuvre derrière elle. Un jour je souffrais alors à mon tour, non pas de la puissance des autres, mais bien de la mienne. L’acquisition lente et inhibitrice de la morale s’éveillait à son tour, et la culpabilité, la pitié, le remord envers ceux que j’avais manipulé m’envahirent (peut être aussi la peur de la punition divine cachée derrière tout ça). Soudain, dans le grand champs de bataille où je me démenais depuis si longtemps pour la victoire, je voulais déposer les armes…

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Dimanche 12 février 2006 7 12 /02 /Fév /2006 15:23
Hier soir, avant de me coucher, sur les conseils (anciens) de flo, j'ai "fait" des phosphènes. Un peu, environ 10 mn en essayant de mixer phosphènes et pensées de rêve lucide (vol) à l'endormissement. Je ne sais pas si c'est du exclusivement à cette pratique, mais sur trois rêves dont je me souviens, deux étaient lucides. Ils étaient d'une très grande netteté . Dans ces deux rêves, alors que je suis bien conscient de rêver, je ne réalise pas que je peux modifier le rêve. Un des deux rêves est clairement induit par le post de Dado : hauteur limite. Les lignes téléphoniques sont là et je peux passer au dessus. Le deuxième est plus personnel et concerne je crois directement les phosphènes qui semblent être pris par ma conscience de rêve comme une intrusion apportant une modification intérieure. Quelque chose en moi y semble réfractaire. De toute façon, même à l'état de veille, je suis méfiant vis à vis des "modificateurs de conscience". Mais l'expérience est bonne, ce soir j'essaie à nouveau...

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